Raymond Devos

Raymond Devos
Humoriste français
Né à Mouscron le 09 novembre 1922
Décédé à Saint-Rémy-les-Chevreuse le 15 juin 2006

«Qui prête à rire n'est jamais sûr d'être remboursé»
Raymond Devos


Enfant, Raymond Devos rêve d'être un artiste. Il se découvre très tôt un don pour raconter des histoires. Sa soif de connaissance est immense et, longtemps après avoir arrêté ses études, il continue à faire preuve d'une curiosité qui n'a d'égale que sa volonté d'apprendre. Elevé dans une famille de mélomanes, il joue lui-même de la harpe, de la clarinette, du piano... Il commence à suivre des cours de théâtre, qui sont interrompus par la guerre. Raymond Devos est soumis au service du travail obligatoire. Loin de se résigner, il organise quelques spectacles improvisés au bon plaisir de ses compagnons d'infortune. Dès sa rentrée à Paris, il intègre l'école de mime d'Etienne Ducroux et fait ses débuts dans un numéro à trois partenaires : 'Les Trois Cousins'. Désireux d'écrire ses propres textes, il s'essaye au one-man show où il met en exergue son don indéniable pour les jeux de mots. Il s'approprie la langue française pour lui insuffler une note poétique. Le succès est au rendez-vous et Raymond Devos multiplie les apparitions dans les salles de spectacles, accompagné de son fidèle pianiste. Les plus grandes salles l'accueillent : Bobino, l'Olympia... Musicien, mime, jongleur, équilibriste, ce comique aux talents multiples a réalisé son rêve : il est devenu un artiste unique, reconnu et apprécié.


« J'adore être pris en flagrant délire. »
[ Raymond Devos ] - Extrait du spectacle Sens dessus dessous

# Posté le mercredi 28 juin 2006 08:58

Johnny Cash

Johnny Cash
Chanteur américain
Né à Kingsland, Arkansas le 26 février 1932
Décédé à Nashville,Tennessee le 13 septembre 2003

«Hello, I'm Johnny Cash ! »
Johnny Cash


Elevé d
ans l'Arkansas, le jeune Johnny écrit ses premières chansons à l'âge de 12 ans. Il rejoint l'Air Force pendant la Guerre de Corée puis s'installe à Memphis de retour au pays. En 1955, il décroche une audition avec Sam Phillips, le fondateur de Sun Records, qui l'engage. Le titre 'Cry Cry Cry' lance sa carrière country. Les années passent et le succès du 'Man in Black' - tel qu'il est surnommé, parce qu'il s'habille en noir alors que les vedettes de l'époque aimaient porter et abuser des paillettes - grandit peu à peu. En 1968, il signe son album le plus populaire 'Johnny Cash at Folsom Prison' et apparaît l'année suivante sur l'album de Bob Dylan Nashville Skyline. Sa popularité atteint son paroxysme au début des années 70 avec son émission de télévision 'The Johnny Cash Show', avant de décliner au cours de la décennie. En 1982, il enregistre avec Carl Perkins et Jerry Lee Lewis l'album 'The Survivors' puis participe au groupe 'The Highwaymen' avec qui il signe plusieurs disques. En solo, il regagne une certaine crédibilité dans les années 90 et enregistre à un rythme soutenu, notamment les albums 'American III : Solitary Man' en 2000 et 'American IV : The Man Comes Around' en 2002. En septembre 2003, Johnny Cash meurt à l'âge de 73 ans suite à des complications dues à son diabète, laissant le souvenir d'un artiste qui a marqué la musique populaire américaine pendant près de 50 ans.

# Posté le dimanche 19 février 2006 15:53

Jim Morrison

Jim Morrison
Chanteur et pte américain leader desDoors
le 08 décembre 1943
D
édé le 03 juillet 1971

«Pourquoi je bois ? Pour pouvoir écrire de la poésie»
J
im Morrison


La
premre passion de Jim Morrison fut la litrature. Jeune, il écrivait des journaux intimes, des poèmes et lisait beaucoup. Parti étudier le théâtre et le cinéma à UCLA en 1964, il rencontre alors les futurs membres de The Doors : Manzarek, Krieger et Densmore. Déjà adepte du LSD (dont à cette époque il est courant de dire qu'il ouvre les portes de la perception), Jim Morrison se fait remarquer par son charisme, la lascivité de son jeu de sne, et l'étrange ptique de sa musique. Mais le chanteur, qui abuse des drogues et de l'alcool, se fatigue des provocations et se lasse de ses frasques. En 1971, il rejoint Paris avec sa femme et continue dcrire de la poésie. Il nous reste du chanteur-poète des recueils comme 'La nuit américaine', 'Arden lointain', 'Seigneurs et nouvelles créatures' ou encore 'Prière américaine'. Dépriet usé par sa vie tourmene, il décède le 3 juillet 1971, alors qu'il est à peine agé de vingt-sept ans.

Depuis sa mort en 1971, Jim Morrison fait l'objet d'un culte et sa tombe au cimetière du Père-Lachaise à Paris demeure l'une des plus visitées.

# Posté le samedi 11 février 2006 04:22

Agatha Christie

Agatha Christie
Le 12 janvier 1976, à 86 ans, la reine incontestée du roman policier rejoignait les dizaines de victimes qu'elle avait exécutées sous sa plume. Trente ans après, retour sur l'une des romancières les plus marquantes de son temps, dont le succès n'est pas près de se démentir.


Mystérieuse Miss Christie...

M
algré la mort prématurée de son père, la petite Agatha Miller passe une enfance des plus heureuses. Et bien que les encouragements maternels la laissent écrire très jeune, c'est vers la musique qu'elle se tourne. Dès 16 ans, elle débarque à Paris pour prendre des cours de chant et de piano. Mais l'expérience tourne court, la timidité excessive de la jeune fille l'empêchant de poursuivre dans cette voie. En 1914, elle épouse celui qui va lui offrir un nom : Archibald Christie. Ce militaire part à la guerre, laissant sa femme jouer les infirmières à l'hôpital de Torquay, sa ville natale. C'est là, à la suite d'un pari avec sa soeur, qu'elle écrit son premier roman, 'La Mystérieuse Affaire de Styles', qui ne trouvera un éditeur qu'en 1920. Le succès reste mitigé et c'est seulement en 1926 qu'elle trouve son - nombreux - public, avec la parution du 'Meurtre de Roger Ackroyd'. Premier best-seller.


Célèbre et mar
iée, on se dit que la jeune Anglaise est sur de bons rails. S'ensuit pourtant une période trouble, charnière dans la vie de Madame Christie. Sa mère, dont elle est très proche, décède, et, après 14 ans de mariage, son mari lui préfère une femme plus jeune. Pour ne rien arranger, l'inspiration se tarit. Déboussolée, suicidaire selon certains, l'écrivain renommée disparaît. On retrouve sa voiture, vide. On remarque des lettres inquiétantes et paranoïaques envoyées à son mari et à la police. Onze jours plus tard, et 15.000 bénévoles mobilisés, on la retrouve sous un nom d'emprunt. Amnésie passagère ? Coup de pub ? Jamais la romancière ne donnera d'explications sur cette mystérieuse affaire. Elle file se ressourcer, seule, dans l'Orient-Express. Arrivée en Irak, elle rencontre l'homme qui va la relancer, l'archéologue Max Mallowan, de 15 ans son cadet. Une histoire d'amour heureuse et durable, le retour de l'inspiration et la découverte de nouveaux paysages à mettre en scène ('Mort sur le Nil', 'Le Crime de l'Orient-Express', 'Meurtre en Mésopotamie'). Cette fois, Agatha Christie est lancée.


Le meurtre, un révélateur humai
n

Indubitabl
ement, le personnage phare d'Agatha Christie se nomme Hercule Poirot. Un nom étrange pour un héros étrange. Petit, rondouillard, les cheveux teints, âgé, nous sommes bien loin des critères habituels de l'enquêteur, comme le souligne son ironique prénom. Poirot est maniaque, vaniteux, orgueilleux, et semble parfois plus concerné par l'entretien de sa sublime moustache que par les énigmes qui se présentent à lui. Il frise le ridicule, ce qui incite ses ennemis à le sous-estimer - à tort bien évidemment. C'est sans doute ce côté si humain qui fait de l'enquêteur belge un personnage si profond et si attachant pour le lecteur. Miss Christie regrettera d'ailleurs amèrement de l'avoir créé sexagénaire, ignorant le succès qui attendait ses écrits.


Ce per
sonnage novateur entraîne une intrigue elle aussi innovante. Les micro-indices décelés par Sherlock Holmes laissent place aux cheminements psychologiques du limier, à l'étude des relations entre victime et suspect. Le meurtre devient plus qu'un simple événement, il est l'étincelle qui naît du télescopage de deux existences, de la rencontre de deux êtres. Parfois, le crime est si vieux que les indices ont disparu ('Cinq petits cochons'), seul l'intellect peut échafauder la solution. Poirot est ainsi un personnage très contemplatif : "Je ne me lance pas à la recherche d'empreintes digitales sur les lieux du crime, explique-t-il, je m'assois et je réfléchis" (in 'Les Pendules'). Miss Marple fonctionne à peu près de la même manière, avec en plus une touche de morale et d'analogie. L'enquêteur est un interprète des comportements humains. Il devient même justicier, à l'image d'un Poirot qui, parfois, sait être clément et laisser filer des criminels qu'il juge moraux.

Originale éga
lement, l'ambiance des romans d'Agatha Christie. Elle sait installer un décor paisible, le cottage anglais cliché, la maison de famille soporifique, le tout dans un conformisme social caricatural. Cela pourrait être n'importe où. Pourtant... Derrière les rideaux de velours et les salons douillets se dissimulent coups de couteaux, empoisonnements, meurtres à l'arme à feu ou accidents plus que louches. Dans l'univers d'Agatha, l'homme est un assassin en puissance, personne n'est immunisé contre les sentiments les plus noirs. Les rôles peuvent s'inverser, permuter, le bien et le mal ne sont pas, contrairement à l'aspect à première vue manichéen de ses récits, figés. De la bonne au lord, tous sont suspects. Dans le sang, au moins, tout le monde est égal.


Le
lecteur : adversaire ou victime ?


Agatha Chris
tie a instauré les règles classiques, théâtrales, du roman policier, du meurtre initial à l'enquête en lieu clos, jusqu'au dénouement rendu capable par la rigueur du raisonnement. Chacun de ses romans obéit à un cérémonial bien précis. Le meurtre (ou le délit), l'enquête, puis le dénouement durant lequel Poirot ou son équivalent expose les rouages des événements devant une assistance composée de tous les personnages. Le style reste calme, posé, Agatha prend son temps. Le tour de force de l'écrivain est, en gardant le même schéma, de se renouveler sans arrêt. Ce qui modèle cette course à la surprise est liée à un personnage primordial dans l'oeuvre de la reine du crime : le lecteur.

Impossi
ble ou presque, sauf coup de chance, de trouver le coupable avant qu'il ne nous soit révélé. Il faut dire que celle que l'on connaît sous les traits d'une gentille vieille dame aux cheveux blancs a poussé à l'extrême sa recherche machialique du crime parfait. Lorsque Poirot déclare que, désormais détective vedette, il ne s'occupe que des affaires réellement extraordinaires, il se fait porte-parole d'un lecteur de mieux en mieux entraîné qui en demande toujours plus... Christie doit nous trouver une affaire plus prenante à chaque fois. C'est un véritable duel que se livrent auteur et lecteur/enquêteur. Pour sortir gagnante, Agatha Christie a tout imagi : un coupable si suspect qu'on l'avait innocenté, un coupable mort, un coupable multiple, un coupable narrateur (extraordinaire exploit narratif) et, cerise sur le gâteau, un coupable enquêteur. Le crime est chaque fois plus parfait et devient presque un art, comme l'exprime l'un de ses personnages : "(...) je voulais moi-même commettre un crime. Déni comparable, peut-être, à l'effort de l'artiste pour s'extérioriser." (in 'Dix petits nègres').


Dans c
e jeu du chat et de la souris avec son public, l'Anglaise s'arrange pour que nous ayons toutes les cartes en main, les détails du meurtre et du décor sont racontés avec une précision incroyable. Il n'y a plus qu'à faire fonctionner ses "petites cellules grises" pour déceler l'important, dissimulé derrière des nuées de fausses pistes et de culs-de-sac... Hastings, faire-valoir de Poirot comme Watson pour Holmes, est le reflet de ce lecteur qui piétine, qui a tout sous les yeux mais qui ne voit rien. Et lorsque, à travers Poirot, la romancière raille la naïveté d'Hastings, c'est du lecteur qu'elle se moque. Quand elle ne le provoque pas directement dans ses préfaces. L'humour de celle qui a déclaré que son mari archéologue était idéal "car il aimait les vieilles choses", en faisant référence à leur différence d'âge, est toujours présent, par petites touches, dans ses récits. Surtout dans ses nouvelles d'ailleurs, malheureusement moins connues, où sa plume noire et sarcastique fait des merveilles.


Le
règne de Lady Christie

Trente a
ns après sa mort, Agatha Christie figure toujours en tête des ventes et est, avec Shakespeare et Rowling, l'auteur anglais le plus vendu. Plus de deux milliards de ses ouvrages se sont écoulés, traduits en 57 langues. Le Masque, la légendaire maison d'édition qui doit beaucoup à la romancière anglaise, vend à lui seul plus de 250.000 exemplaires des romans d'Agatha Christie chaque année - sans compter les ventes du Livre de poche. La France est l'un des pays où les ventes sont les plus fortes, 40 millions de livres écoulés entre 1953 et 2003, et ce malgré des traductions et retraductions de qualité variable. Celle que la reine fit "Dame de l'Empire britannique" en 1971 possède également le record de l'histoire du théâtre de la pièce jouée le plus longtemps, sans interruption, avec 'La Souricière' - à l'affiche à Londres plus de 30 ans.


Il faut dir
e que rarement un auteur aura été aussi prolifique, Agatha Christie écrivant jusqu'à 4 livres en une année. Dans son autobiographie, elle va jusqu'à se décrire comme "une machine à saucisses : dès qu'une intrigue a été mise en forme, une autre s'amorce et je me remets au travail". Grâce à cette régularité, son éditeur était capable de promettre chaque année "a Christie for Christmas". Les ventes sont telles qu'elle cède les droits de certains de ses romans à des amis ou des associations. Au final, elle noircit les pages de 70 romans policiers, 20 pièces de théâtre, 150 nouvelles, 4 essais... et 6 ouvrages dits "romantiques", signés du pseudonyme Mary Westmacott - dont 'Loin de vous ce printemps', qu'elle décrit comme le seul livre qui l'ait complètement satisfaite.
La symbi
ose qui s'était créée entre la reine du policier et ses personnages est frappante. Illustration : ce 'Poirot quitte la scène', rédigé dès 1940 mais conservé dans un coffre fort de banque jusqu'à la mort d'Agatha en 1976. Charge à ses héritiers de faire paraître à sa mort le roman dans lequel meurt son héros... Impossible de rêver meilleure mise en scène. C'est d'ailleurs, honneur qui montre la grandeur de l'hommage, à Hercule Poirot que le 'New York Times' consacre sa nécrologie à la mort de sa créatrice.

Agatha Christie
est devenue un mythe, reine du roman policier parfait, et sa complicité avec le lecteur perdure malgré les années. Laissons à Jean-Christophe Grangé, l'un des plus grands vendeurs de polars français, le mot de la fin : "Agatha Christie a tout inventé : thèmes, personnages, mécanismes. Depuis cent ans, nous ne cessons d'écrire de simples variations sur ses oeuvres."

# Posté le samedi 14 janvier 2006 03:23

Tino Rossi

Tino Rossi
Chanteur français
Né à Ajaccio le 29 avril 1907
Décédé à Neuilly-sur-Seine le 26 septembre 1983

C'est la belle nuit de Noël
La neige étend son manteau blanc
Et les yeux levés vers le ciel,
A genoux, les petits enfants,
Avant de fermer les paupières,
Font une dernière prière.

{Refrain:}
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N'oublie pas mon petit soulier

Mais, avant de partir,
Il faudra bien te couvrir
Dehors tu vas avoir si froid
C'est un peu à cause de moi

Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m'as apporté
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et que je t'ai commandés

{Refrain}

Le marchand de sable est passé
Les enfants vont faire dodo
Et tu vas pouvoir commencer
Avec ta hotte sur le dos
Au son des cloches des églises
Ta distribution de surprises

Et quand tu seras sur ton beau nuage
Viens d'abord sur notre maison
Je n'ai pas été tous les jours très sage
Mais j'en demande pardon

{Refrain}
Petit Papa Noël...

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 15:37